Surface occupée trop vaste, besoin d’alléger des coûts, déménager avant une fin de la période triennale… Différentes raisons peuvent vous pousser à envisager la sous-location de tout ou partie de vos espaces de travail. Attention cependant, quelques règles sont à respecter.
Peu importe la taille de votre entreprise, vous pourrez potentiellement être amenés un jour à sous-louer les locaux que vous occupez. En effet, différentes situations peuvent justifier le recours à cette solution :
Qui plus est, la sous-location est souvent plébiscitée par des jeunes sociétés à la recherche de flexibilité et qui ne souhaitent pas s’engager sur le long terme. Elle peut également être appréciée par un voisin à la recherche d’espaces supplémentaires à proximité.
Ainsi ce type de contrat a du sens mais attention, il n’est pas toujours possible et peut s’avérer risqué s’il ne respecte pas certaines règles.
Attention donc à ne pas vous mettre en porte à faux, notamment vis-à-vis de votre bailleur. Ce dernier pourra d’ailleurs se montrer frileux en cas de sous-location totale car la sélection de ses occupants lui est important : pensez à le sécuriser sur votre choix.
L’article L145-31 du Code de commerce prévoit que la sous-location est, par nature, interdite dans un contrat de bail « sauf stipulation contraire au bail ou accord du bailleur ». Votre propriétaire sera donc en droit de refuser la sous-location et ce même sans justificatif. Avant toute chose, vous devez donc informer votre bailleur de votre volonté de sous-louer votre local (bureau, local d’activité, commerce). Soyez vigilant car si ce dernier semble tolérer la sous-location par son attitude, cela ne sera pas considéré comme une autorisation tant qu’elle ne sera pas établie en bonne et due forme.
Ne prenez donc aucun risque pour vous ou votre sous-locataire et faîtes écrire l’accord de votre bailleur.
Le Code du commerce précise également que l’autorisation de votre propriétaire n’est pas suffisante. Vous avez l’obligation légale de le convoquer à concourir à l’acte de sous-location. Soyez vigilant car les magistrats sont très sévères en cas de non-respect de ce formalisme. Au moins 15 jours avant la signature du contrat de sous-location, vous devrez adresser au bailleur par lettre recommandée avec accusé de réception (ou acte d’huissier) différents éléments :
A compter de l’expiration du délai de 15 jours, sans retour de sa part, le silence vaudra acceptation. Il est impératif que l’accord de votre bailleur soit clair et non équivoque.
Qui plus est, l’écrit sera une preuve tangible en cas de litige. A noter : selon un arrêt de la Cour de cassation du 15 avril 2015, nous n’êtes pas dans l’obligation d’appeler votre bailleur à concourir à l’acte si et uniquement si votre activité est l’objet même de la sous-location.
Si vous ne respectez pas ces conditions, votre sous-location sera considérée comme irrégulière.
Votre propriétaire pourra alors résilier votre bail principal, demander des dommages et intérêts ou encore refuser le renouvellement de votre bail sans vous payer d’indemnité d’éviction.
Ne prenez donc aucun risque, car les vices de forme pourraient vous conduire à une mise à la porte sans possibilité de recours.
Après avoir fait visiter les locaux à vos potentiels locataires et vous être assurés de leur solvabilité, vient le moment de la rédaction du contrat. Ce dernier doit contenir à minima les éléments suivants :
Gardez bien en tête que de votre côté, vous serez tenus des obligations initiales envers votre propriétaire comme le paiement du loyer. Si votre sous-locataire est en défaut, le propriétaire pourra se retourner contre lui mais à hauteur du montant fixé dans le contrat de sous-location. Des questions sur la sous-location ? Nous nous tenons à votre disposition pour y répondre, contactez-nous !
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